10 questions à…Loli Artésia

Hello mes passionnés !

Aujourd’hui je suis heureuse d’accueillir la talentueuse Loli Artesia, auteure du roman « (…) Trop peu » que j’ai chroniqué sur mon ancien blog. Loli a eu la gentillesse d’accepter de répondre à mon interview pour la rubrique « 10 questions à » et je la remercie sincèrement de m’avoir accordé de son temps. Je vous laisse faire sa connaissance et espère que l’interview vous plaira !

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1/ Loli Artesia, parlez-nous de toi. Qui es-tu et quel est ton parcours ?

Auteur d’un premier roman, (…) Trop Peu, écrivain public, biographe, correctrice,
blogueuse pour le plaisir, doublure de Sharon Stone (uniquement pour le petit orteil gauche) et réincarnation de Mata Hari (bon sang, mais qu’est-ce que je raconte ?)
Enfant, j’hésitais entre une carrière de sirène ou conquérir le monde, mais finalement j’ai choisi l’histoire moderne pour assouvir mon addiction à la criminologie du XVIIIe siècle.
Je suis un croisement improbable entre une licorne mordorée (rien à voir avec le Mordor), un golden retriever (pour les poils uniquement) et un dodo (j’adore ces bestioles).
Bref, je vous raconte absolument n’importe quoi et je me marre d’avance en vous imaginant me lire le plus sérieusement du monde.

2/Depuis combien de temps écris-tu ?

Je situerais mes premières rédactions et poèmes vers 5-6 ans, car j’en ai conservé certains de cette époque. C’est amusant d’ailleurs de lire ce qu’on écrivait enfant. À cette époque, mes textes tournaient autour de la nature et de la liberté. En fait, cela n’a pas beaucoup changé.
Par la suite, après de nombreux romans avortés, je me suis tournée vers la poésie pour
revenir finalement à la prose il y a quelques années.

3/ As-tu une méthode particulière pour écrire un livre ?
Oui et non. Ce n’est pas une méthode que je recommanderais en tout cas. D’abord, il y a l’idée. Autour de cette idée, j’écris en vrac ce qui me passe par la tête sur des carnets. Quand j’ai suffisamment de matière à exploiter, j’assemble mes fragments puis j’écris autour et je construis véritablement la trame. Je ne sais jamais où vont m’emmener mes mots. C’est un bordel intégral et le jeu consiste à en faire quelque chose de viable. Ce qui fait que je suis souvent sur plusieurs romans/ nouvelles/ poèmes à la fois. Vient enfin le temps de la relecture, des corrections et des réécritures. À ce stade, je deviens intransigeante. Il n’empêche qu’il y a toujours des coquilles qu’on ne voit pas (errare humanum est,perseverare diabolicum) et c’est rageant !

4/ Comment t’est venue cette envie d’écrire ? Un auteur particulier qui t’a inspiré ?

De nombreux auteurs m’ont inspirée, naturellement. Si je commence à les citer, cela ferait plusieurs pages ! Mes bibles absolues ? Kundera, Hugo, Beckett, Rimbaud, Maïakovski, Dostoïevski… J’aime beaucoup Dorothy Parker aussi, et j’attends avec impatience que ses poèmes soient traduits en français.
L’envie d’écrire a toujours été là, d’aussi loin que je me souvienne. En vérité, il ne s’agit pas exactement d’une envie mais d’un besoin, aussi vital que manger ou dormir. Je parlais très peu quand j’étais enfant, il m’arrivait de passer des journées entières sans prononcer un mot.
Écrire était donc mon seul moyen de communication. Je ne me suis pas réveillée un jour en me disant : « Tiens, je vais me mettre à écrire ! ». C’était simplement évident.Par la suite, ce sont plutôt des vies et des personnalités qui m’ont inspirée : George Sand, Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt, Simone de Beauvoir, Simone Veil, et tant d’autres ! Ce sont des femmes qui par leur indépendance d’esprit ont marqué leur temps et m’ont marquée de manière indélébile.

5/Qu’est-ce qui est pour toi le plus simple dans l’écriture ? Et le plus difficile ?

Je n’ai aucune difficulté à trouver des idées, j’en ai suffisamment pour écrire jusqu’à la fin de mes jours. En fait, mes idées sont plutôt des images en général. Des flash, des
photographies. Parfois aussi des sons, des odeurs, des sensations. Ce sont autant de phénomènes qui se complètent quand on est synesthète.
Le plus difficile est d’organiser ce flot d’images pour en faire un ensemble cohérent. Il y a toujours un moment de flottement dans l’écriture, pendant lequel je ne sais plus où j’en suis.
Il arrive aussi que je laisse tomber un texte pendant plusieurs semaines. Autrefois, j’étais terrifiée à l’idée de ne plus réussir à écrire. Aujourd’hui, je sais que c’est une phase normale dans mon écriture, donc j’attends simplement que l’inspiration revienne et que ma paresse naturelle cède la place.

6/ Des conseils à donner en matière d’écriture à un auteur débutant ?

Le seul conseil que je peux donner, c’est d’oser s’affranchir de tout et surtout de soi-même. Écrire librement, expérimenter, se planter, recommencer… Oublier le regard des autres, et donc oublier son petit nombril. Imprudence, indécence, irrévérence, ce sont des mots qui  font défaut à notre société contemporaine… Il serait heureux de les réapprendre. Trouver la mesure de la démesure. Faire de sa vie une oeuvre d’art. Être un personnage avant d’être un auteur, car l’un ne va pas sans l’autre. Pour ce qui est de l’écriture en elle-même, chacun fait comme bon lui semble, mais à mon sens la vie que nous menons doit être à la mesure de ce que nous écrivons.

7/ Quels sont les deux derniers livres que tu as achetés ?

« Sur les chemins noirs » de Sylvain Tesson est le dernier livre que j’ai acheté. Et je ne le regrette pas ! C’est un livre absolument formidable, qui se lit comme un poème.
Sinon, dans un vide-grenier dernièrement, une édition en anglais de 1888 de David
Copperfield (Charles Dickens).

8/ Quel est ton mot préféré ? Et celui qui t’insupporte?

Oh, la question sadique… Il y a tant de jolis mots dans la langue française, sans parler des langues étrangères ! Quitte à choisir, j’aime bien le mot « coquelicot ».
Pour des raisons personnelles, j’ai tendance à me hérisser devant le mot « spiritualité» et tous ses synonymes.
Pour autant, je ne voue pas une religion aux mots, ils sont des instruments qu’il convient de désacraliser, tout dépend qui les utilise et comment… A un seul mot, on peut faire dire bien des choses. Comme disait Ferré, « ce n’est pas le mot qui fait la poésie, mais la poésie qui illustre le mot. »

9/ As-tu d’autres passions en dehors de l’écriture ?

J’en ai beaucoup ! Par exemple, j’aime la calligraphie latine, c’est une discipline très stricte qui force la concentration.
Quand j’écris, je suis portée par des sons et des images ; de ce fait, la musique, le cinéma et l’art sous toutes ses formes me passionnent. J’aide régulièrement mon mari illustrateur dans ses projets.
Je m’intéresse aussi à de nombreuses disciplines comme la philosophie, l’anthropologie, la psychologie, la criminologie (j’aurais adoré être criminologue ou détective), et bien sûr l’histoire qui est mon domaine de prédilection.
J’aime les animaux. Pendant des années, j’ai défendu la cause animale, parfois même contre des associations qui auraient tendance à oublier le bien-être des animaux. Mais c’est un combat épuisant et chronophage. Je me contente aujourd’hui de rendre heureux mes trois chats et mes deux chiens, ce qui est déjà une grande satisfaction en soi.
Ah, et puis, je suis fascinée par les couteaux et les arcs. Je tire à l’arc depuis l’âge de huit ans ; j’ai arrêté il y a quelques années, mais j’ai la ferme intention de m’y remettre tôt ou tard.

10/As-tu des projets en cours ou à plus long terme ?

Le second roman, » (…) Un chat à la fenêtre », sortira en juin. Un recueil de poésie, » La
délivrance de l’accordéon », est prévu pour fin 2017 et je travaille également sur un recueil de nouvelles, « Les indignes ».
Des projets, j’en ai des dizaines, et bien d’autres qui se présenteront d’eux-mêmes au fil des rencontres et des fluctuations de la vie. Longtemps, j’ai voulu régenter ma vie de A à Z.
Maintenant, je me laisse porter par les pulsations du vent, et c’est infiniment plus agréable. Sur le long terme, j’espère vivre de mon écriture. Je sais que bien des auteurs en rêvent, mais ce n’est pas une raison pour ne pas y croire. Le projet principal de ma vie est d’être en phase avec moi-même, et pour cela il me faut écrire.
Idéalement, j’aimerais aussi expérimenter la musique, le cinéma, les sciences humaines, les arts martiaux, l’escalade, l’art en général, … Une vie n’y suffira pas !

Je te remercie pour ta collaboration Loli. Cela m’a fait grandement plaisir de t’interviewer.

Merci surtout à toi, j’ai pris beaucoup de plaisir à répondre à tes questions ! 🙂

Cette interview vous a plu? Suivez dès à présent l’actualité de Loli Artesia sur les réseaux sociaux:
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