[Littérature] La mélancolie du kangourou

Auteure : Laure Manel

Genre : Littérature contemporaine

Edition : Michel Lafon

Parution : Mai 2018

Nombre de pages : 349 pages

Résumé :

CVT_La-melancolie-du-kangourou_2208Alors qu’il s’apprête à vivre le plus beau moment de sa vie avec la naissance de sa fille, Antoine est confronté au plus horrible des drames : la mort de sa femme durant l’accouchement.

Anéanti par la perte de celle qu’il aimait plus que tout, Antoine a du mal à créer du lien avec son bébé jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson. 

Parviendra-t-elle à aider Antoine à se révéler comme père et à se reconstruire ?

Il n’est jamais trop tard pour (ré)apprendre à aimer. 

En quelques mots :

Ce que j’ai aimé : retrouver la plume touchante et sensible de l’auteure, les personnages attachants au vécu intense et profond, le message d’espoir véhiculé, la douceur et délicatesse avec laquelle Laure Manel a traité un sujet doublement poignant qu’est celui du deuil

Ce que je n’ai pas aimé : pleurer à chaudes larmes et voir naître en moi des émotions intenses (qui ont rendu néanmoins cette lecture marquante )

Mon avis :

Avant toute chose, je tiens à remercier de tout cœur les Editions Michel Lafon pour cet envoi. J’avais beaucoup aimé l’histoire touchante de François et Elsa dans « La délicatesse du homard » et c’est pourquoi je ne pouvais pas passer à côté de ce nouveau roman de Laure Manel, bien que je m’attendais à vivre un moment de lecture chargé en émotions.

Il faut dire que le décors est vite planté dès les premières pages puisque tout commence par le décès d’Emmanuelle, la compagne d’Antoine qui perd la vie de la plus dramatique et pourtant belle des manières qui sois si je puis dire : en donnant la vie à leur fille Lou. Dès lors, on comprend que le deuil va être des plus difficile puisque le tout juste père devient dans le même instant veuf. Il perd vite tous ses repères et sombre dans les méandres de la colère, la tristesse envers la vie et ses injustices. On suit pas à pas les tournants de la vie d’un père démuni face à ce tout nouveau rôle qu’il va devoir apprendre à assumer auprès de sa fille alors que dans les premiers instants il la voit comme responsable de la perte de son amour de toujours , sa moitié, sa raison de vivre. Comment élever sa propre fille alors que sa venue au monde lui a enlevé celle avec qui il aurait dû partager ce moment qui se veut n’être que bonheur ? C’est cet aspect que l’auteur exploite en faisant se croiser les chemins d’Antoine et la jeune Rose, qui, par sa bienveillance et sa joie de vivre va s’avérer être d’un profond soutien pour cette petite famille.

Le récit, qui commence de manière déchirante, va dès lors être rythmé par plusieurs sentiments que sont ceux de la tristesse, la colère, la peur, l’abandon mais aussi le courage et l’espoir. La fraîcheur de Rose, engagée comme fille au pair se fait ressentir et sa complicité avec l’enfant est vraiment touchante. Elle fait tout pour donner une chance à cette petite, qui va grandir sans sa mère et apporter, en toute simplicité des instants de bonheur à Antoine, pourtant froid et franchement distant envers elle. Ses exigences vont même jusqu’à en devenir effrayantes puisque la jeune femme, qui se lie de plus en plus d’affection pour la petite, ira jusqu’à mettre son couple en péril et subir les simagrés de ses amis. Pour autant elle ne se laisse pas démonter et arrivera à gagner la confiance du père jusqu’à présent fragilisé et parviendra à devenir sa confidente.

Il m’arrive rarement de pleurer pour des histoires que je lis, et pourtant l’auteure y est parvenue avec ce récit qui ferai fondre le cœur le plus glacé qu’il soit sur cette Terre ! Vous l’aurez compris, cette lecture fût un réel coup de foudre pour ma part, il m’a fait passer par une palette incommensurable d’émotions et m’a, tout comme « Le homard » frappée en plein cœur. Il n’y a plus l’ombre d’un doute : Laure Manel maîtrise à la perfection l’art de nous redonner espoir en la vie, en l’Homme, en nous et sa façon de mettre une nouvelle fois en scène des personnages écorchés vifs nous fait passer à l’inverse du dicton, des larmes au sourire et ce pour notre plus grand plaisir.

En résumé, tendresse et mélancolie s’unissent ici pour nous offrir une histoire dont on ne sort pas indemne mais qui pour autant marque les esprits, redonne espoir et fait grandement réfléchir. Je recommande à 2000 % et vous garantie que vous pouvez y aller les yeux fermés !

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2 réflexions sur “[Littérature] La mélancolie du kangourou

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