[10 questions à ] Virginie Carré-Lapresad

Hello mes passionnés !

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Virginie Carré-Lapresad, auteure de la saga « Les Gardiennes de l’aube » publié chez les Editions La Plume et le Parchemin. Pour découvrir le premier tome de cette superbe saga fantastique, je vous invite à lire ou relire ma chronique.

Si vous souhaitez vous procurer son roman, ce dernier est dès à présent disponible sur Amazon ou en librairie. 

Je laisse donc la parole à Virginie et vous laisse faire sa connaissance en espérant que cette interview vous permettra d’en apprendre plus à son sujet et vous donnera envie de lire sa plume.

virginie carré lapresad

Passion Cultur’All : Bonjour Virginie. Avant de commencer, je te remercie chaleureusement d’avoir accepté de répondre à mes questions.

Virginie : Bonjour Hélène, je te remercie pour cette interview (Whooo ! Vraiment flattée  ) Alors, un grand merci à toi pour cette occasion.

Passion Cultur’All : Commençons par la première question.


1/
Peux-tu te présenter en quelques mots? Qui es-tu et quel est ton parcours ?

J’ai 40 ans et d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. Très jeune, j’imaginais les suites de mes lectures préférées. Je me souviens aussi avoir créé une B.D. autour d’un personnage féminin – mais je n’ai jamais retrouvé cette bande dessinée. Je ne pensais pas à en faire un métier, parce que pour moi, c’était naturel d’écrire, ça faisait partie de moi, c’était un besoin vital comme respirer ou manger.

Mes parents m’ont donné la passion des livres. Nous étions inscrits à la bibliothèque, et ma mère nous y emmenait tous les samedis, mes sœurs et moi. J’adorais cet endroit. J’étais transportée devant tant de lecture, et à la fois paniquée devant toutes ces histoires à découvrir car je savais que je ne pourrais jamais aller au bout de tous ces livres. Adolescentes, nous aimions nous balader dans le centre-ville, tous les week-ends, et je passais des heures dans les rayons des librairies.

Ce n’est que durant mes études de Littératures et Cultures Etrangères, qu’une de mes professeurs m’a vraiment donné confiance en mon écriture.

En 1998, j’achevais ce qui sera le tome 3 des Gardiennes de l’Aube. A force de persévérance, de travail, de recherche, grâce à des ateliers d’écriture, à certains livres et manuels, et grâce à des groupes d’échanges et de travail (La Mare), j’ai beaucoup appris et évolué dans mon écriture.

Ecrire, c’est pour moi un besoin impérieux, pour ne pas que mes histoires m’envahissent et finissent pas m’engloutir. Sinon, je crois que je finirais folle – y a de quoi disjoncter – et j’avoue que ça deviendrait le bazar là-haut.

2/ Qu’est ce qui t’a donné envie d’écrire? Quel(s) auteur(s) t’ont inspirés ?

Je ne sais pas ce qui m’a donné envie d’écrire. C’était en moi depuis le début. C’est un cheminement, des petites choses de la vie qui font un tout et une personnalité : comme des parents initiateurs à la lecture, un professeur de lettres qui, sans le savoir, éveille la curiosité de ses élèves et relance leur envie d’écrire…

Au fur et à mesure de mes lectures, certains auteurs m’ont influencée : Agatha CHRISTIE, Anne RICE sans oublier le maître, mon modèle, Stephen KING.

3/Quand écris-tu? As-tu des rituels d’écriture ?

Tout dépend de la phase dans laquelle je suis :

1 . Création ou recherche d’idées. Elles peuvent venir à chaque instant, alors j’ai toujours un carnet et un stylo à porter de main. L’inspiration me vient lorsque mon cerveau est « au repos ». J’en connais le mécanisme maintenant et j’en joue. Lorsque je suis dans une impasse, j’abandonne mon écriture un temps et passe à une activité quotidienne ou je fais du sport. Parfois, c’est comique, car les idées me viennent la nuit ou, plus bizarrement, sous la douche. Il faut m’imaginer un stylo d’une main et ma *brosse à dents* de l’autre.

2. Lorsque je suis dans la phase « Douche d’Ecriture », j’utilise un stylo et du papier car mes idées arrivent plus facilement.

3. A la réécriture/relecture, j’écoute de la musique classique (ou des Bandes Originales de Film instrumentales car ça perturbe ma concentration) pour le rythme.

4. Pour débloquer une situation, je la joue mentalement pour ressentir la réaction des personnages selon leur caractère et leur psychologie. Ou je les lis à haute voix.

4/ Quelles sont tes autres passions en dehors de l’écriture ?

J’aime créer. Je dessine, surtout des portraits, des visages, avec un focus sur les yeux qui est le reflet de l’âme.

Je crée des bijoux, des marques-pages (des créations en relation avec mes romans).

Je fais du sport aussi. (Trop d’ordinateur, le corps prend cher !)


5/
Quel personnage as-tu eu le plus plaisir à façonner ? Et le plus difficile ?

C’est difficile car chaque personnage est une part de moi, avec un trait de caractère poussé à l’extrême. Puisqu’il faut choisir, je dirais que Lilith est un personnage avec lequel je m’amuse énormément. Elle est sexy, immortelle, hautaine, despotique, intransigeante, vicieuse.

Parfois il m’arrive de détester certains de mes personnages. Mais, je pense que Marthe a été la plus difficile à façonner. C’est une femme compliquée, elle n’a pas eu une vie facile, elle en est devenue aigrie.

6/ Pour toi, qu’est ce qui est le plus simple dans l’écriture ? Et le plus compliqué ?

Le plus compliqué est de commencer et de finir un livre, la première et la dernière phrase/chapitre.

Lorsque j’ai visualisé une scène de A à Z, écrire me parait simple, et c’est excitant de voir les pages se noircir et l’histoire prendre forme.

7/ Dans ton dernier livre « Les gardiennes de l’aube, tome 1 » tu mets en avant le personnage de Rose comme étant revendicatrice envers la cause féminine et réfractaire à l’autorité et les coutumes. Quelles faits et/ou personnes t’ont inspiré pour la création de ce personnage principal ?

On a tendance à oublier que certaines femmes se sont battues pour leurs droits, leurs convictions, pour améliorer leur quotidien… qui est le nôtre, maintenant. Certaines se battent pour tout cela, même encore aujourd’hui. Alors, ce n’est pas tant une personne en particulier dont je me suis inspirée car elles sont nombreuses (Rosa PARKS, Simon VEIL ou plus récemment Malala YOUSAFZAÏ et Kailash SATYARTHI ou encore toutes ces femmes extraordinaires, héroïnes du quotidien. Je parle de ces femmes de l’ombre dans mon second tome, également). Seulement, je pense que l’on a tous en nous un côté révolutionnaire, une part de notre adolescence qui a subsisté. Rose est cette part de moi. Elle aimerait faire changer les mentalités et réveiller les consciences.

Rose est aussi prétexte à l’évocation d’autres sujets. La condition de la femme – même si la manière dont je le traite dans mon tome 1 est subtile et propre à l’époque, elle peut amener à la réflexion ; le dépassement de soi ; ou tout simplement une façon de prouver qu’on peut faire avancer les choses, si on s’en donne la peine. Qu’on peut être acteur de notre vie. A condition de le vouloir, d’y croire, de faire en sort de se donner les moyens. Il faut faire des choix et bouger ! Rose a fait ce choix de ne pas subir sa destinée. Elle agit ! Ce n’est pas tant l’autorité que Rose combat mais les injustices, les inégalités. Elle veut la liberté de choix. La liberté à l’erreur aussi. C’est de cela dont il est question pour Rose : avoir le choix ! D’autant qu’il faut remettre ces revendications dans son contexte, car c’était bien une problématique historique.

Rose n’est pas simplement là pour râler. Et ce n’est pas râler pour râler, c’est faire entendre sa voix. C’est se poser des questions sur une situation et les confronter aux valeurs qui sont les nôtres. C’est montrer que nous sommes acteurs ou actrices de nos vies et que si nous avons des enfants, nous devons les guider et transmettre ces valeurs. C’est se questionner et donner à réfléchir.

Attention ! Je ne suis personne pour donner des conseils et ne prétends pas donner l’exemple. Je suis juste un être humain avec des valeurs, une femme, une mère. Je raconte des histoires et ce sont mes personnages qui se révèlent et évoluent. Mais, j’aime à penser que dans chaque roman, il y a des sujets sous-jacents. Tout dépend le niveau de lecture que veut en faire le lecteur : une lecture politique, une moral, une ligne de conduite à tenir, une simple histoire fantastique.

Mon premier tome des « Gardiennes de l’Aube » est un coup de projecteur sur une période peu connue de l’Histoire de France. En toute humilité, je serais ravie que le contexte dans lequel je plonge mes romans intrigue au point d’amener mes lecteurs à vouloir en savoir plus sur une période historique bien réelle.

Pardon pour cet instant ennuyeux et revenons à la question… Pour créer Rose, je ne me suis pas inspirée d’un seul personnage en particulier, mais je dirais plutôt d’une époque, d’une philosophie, d’un mouvement. Je lisais beaucoup Jane Austen : à sa façon, elle était revendicative. Elle dépeint très bien ses contemporains et la condition des femmes de cette période.

J’ai adoré le film Les 4 filles du Docteur March : le personnage de Jo, interprétée par Winona Ryder, a un caractère fort. Garçon manqué, elle est féministe avant l’heure. Elle fait des choix, les assume, pour elle ou pour sa famille.

Une autre de mes lectures, un classique Dracula de Bram Stoker, le père fondateur du genre. Durant mes études, j’ai étudié cette œuvre majeure (selon moi,  c’est ma référence) Il ne faut pas voir cet ouvrage uniquement comme le premier mais comme une critique de l’époque. Le personnage de Mina n’est pas une féministe mais le reflet d’une société masculine qui infantilise les femmes. Et toutes celles qui ne se glissent pas dans le moule finissent comme Lucy, dépravée ou condamnée.

8/ Qu’éprouves-tu avant la sortie d’un roman? Appréhensions? Craintes? Et après ?

L’excitation de la sortie, la découverte de la couverture. Puis le trac. Le doute : je me demande si mon histoire tient la route, si ce que je raconte est compréhensible de tous. Vient ensuite la crainte des retours des lecteurs. Et enfin la joie immense (la reconnaissance, l’amour infini, le bonheur indescriptible) lorsque je lis les avis enthousiastes ou des critiques constructifs. L’euphorie et l’excitation de savoir que mes personnages ont pris vie aux travers du regard des lecteurs.

9/ Tu as choisi de mettre en avant des faits fantastiques et créatures vampiriques dans ton roman. Si tu étais une créature fantastique, laquelle serais-tu?

Incontestablement, un vampire. Pour leur pouvoir de séduction, leur jeunesse éternelle, leur immortalité.


10/
Pour finir, peux-tu nous dire quelques mots sur tes projets d’écriture ? Le second tome des Gardiennes de l’aube est-il déjà en préparation?

J’ai plein de projets en attente. Une histoire sur un Paradis déchu, une autre plus dans la lignée des Seigneurs des Anneaux. Un recueil de nouvelles post-apocalyptiques. C’est tellement excitant et frustrant à la fois.

Avant tout, je veux aller au bout de ma saga vampirique. Le tome 2 des Gardiennes de l’Aube est en cours de réécriture. Le troisième tome est écrit en grande partie et le synopsis du tome 4 est achevé. J’ai prévu également deux spin-off (un premier sur Lilith et ses origines, et un second sur un personnage du tome 2, qui sera plus du style steampunk).

TOUS ont pour toile de fond l’Histoire – le second tome se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale – ou un sujet sous-jacent qui me tient à cœur. Que ce soit l’écologie ou le désir d’éveiller les consciences sur différents sujets, comme dans mon tome 4 où il est question de la violence et de l’essence des Hommes. Ou des sujets plus léger comme l’amour, la famille et l’adolescence : le tome 3 débute sur une jeune fille en *chaussettes* et pyjama qui pleure sur son gâteau au chocolat, devant la télévision, avec toujours une réflexion et différents niveaux de lecture. Mais j’en parlerai en temps voulu.

Cette interview vous a plu? N’hésitez pas à venir en discuter en commentaire.

page virginie lapresadRetrouvez dès maintenant les actualités de Virginie Carré-Lapresad sur sa page facebook et soyez informés de ses prochaines parutions. 

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