[6] Plume à Papote: 5 livres recommandés par Ghaan Ima

Hello mes passionnés!

Aujourd’hui pour La Plume à Papote j’ai la joie d’accueillir Ghaan Ima, auteur auto-éditée inscrite dans mon ABC Challenge des auto-édités avec son roman « Mira, la bataille de l’eau ».

mira

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Acheter « Mira, la bataille de l’eau »sur amazon (au passage, notez combien la couverture est juste à tomber !! <3)

Vous ne connaissez pas encore l’ABC Challenge des auto-édités ? Je vous invite dès à présent à (re)découvrir l’article que j’ai rédigé à ce sujet.

Je remercie Ghaan Ima d’avoir gentiment accepté de se prêter au jeu et vous laisse donc découvrir les 5 livres qui l’ont le plus marquée. Pas de résumés pour cette fois-ci, c’est l’auteur qui s’est chargée de vous présenter les livres qu’elle a choisi !

1/ Dune de Franck Herbert :

duneDans un futur lointain, l’homme a conquis l’espace et comme tout système éclaté tend à devenir féodal, les planètes sont devenues des fiefs régis par un empire. L’histoire commence quand le jeune Paul, 15 ans, fils du Duc Leto Atréides et de la Sorcière Jessica, doit quitter sa douce planète pour emménager sur Arrakis, aussi appelée Dune, la planète des sables. L’empereur en a décidé ainsi. Les Atréides savent bien que ce n’est qu’un complot pour se débarrasser de leur famille mais il y a une chose que leurs ennemis ne savent pas : Paul est spécial. Il a reçu l’éducation Bene Gesserit réservée aux femmes ainsi que l’éducation des Mentats, les ordinateurs humains. Mais surtout, il a le pouvoir de lire l’avenir…

Ce livre est un monument de la SF. Pour la puissance de son univers, pour le message écologique qu’il contient, pour sa folie aussi (drogues et expérience psychiques dans la droite ligne des années 70). De quoi marquer n’importe qui, mais vous ne pouvez pas imaginer l’impact sur une jeune fille de 14 ans un peu geek. Je passais mon temps à essayer de reproduire les techniques des sorcières Bene Gesserit sur les idiots de ma classe. Aujourd’hui encore, en situation de stress, je me répète la «Litanie contre la peur». Mais surtout, je me suis enfin trouvée des modèles féminins. De nos jours, il existe pléthore de personnages féminins dans des univers originaux. Il y a 20 ans on avait le droit entre la Galadriel fantomatique où la blondasse juste là pour que le héros se fasse mousser. Rien de tout cela dans Dune. Jessica, la mère de Paul tient la vedette pendant tout le début du roman. Puis on rencontre Chani la fremen sauvage et loyale. Puis Alia, la pré-née à la puissance instable. Puis Ghanima…

Oui, c’est mon pseudo, sachez-le, je suis la fille de Paul Muab’Dib, le Kwisatz Haderach.

2/L’histoire sans fin de Michael Ende :

l'histoire sans finBastien, jeune garçon orphelin de mère, vit seul avec son père mélancolique. Il n’est pas aimé à l’école et son seul échappatoire est la lecture et l’imaginaire. Un jour que des sales gosses le pourchassent, il se réfugie dans la bibliothèque d’un libraire. L’homme est en colère d’être dérangé. Il lit un livre qu’il prétend «ne pas être comme les autres, c’est un livre dangereux…». Lorsque la sonnerie du téléphone retentit, l’homme le laisse seul avec le livre. Bastien griffonne une excuse et se sauve avec l’ouvrage qui porte le symbole de l’Auryn, un puissant talisman. De ce moment, Bastien ne cessera plus de lire, accompagnant dans sa Quête, Atreyu, le jeune guerrier qui seul peut trouver un remède à la maladie de l’impératrice et ainsi empêcher le Néant d’envahir la terre de Fantasia. Mais ce n’est pas un livre comme les autres…

Enfant, j’ai été tourneboulée par le film. Vous ne pouvez pas imaginer. Alors adulte, lorsque j’ai découvert qu’il était basé sur un livre, je l’ai lu. L’histoire sans fin est un plaidoyer pour l’imaginaire, bien sûr, mais surtout une mise en abîme du concept d’histoire. Dans ce roman, tout est matière à histoire. Même une poignée de porte ^-^ L’auteur doit sans cesse s’interrompre pour vous dire «mais ceci est une autre histoire». C’est ce film que j’ai revue adulte et le livre qui m’ont fait prendre conscience de pourquoi je DEVAIS devenir écrivain : «Fantasia représente les rêves et les espoirs de l’homme. Et les hommes qui ont perdu l’espoir sont faciles à soumettre. Et qui détient la soumission, détient le pouvoir…»

J’écris pour empêcher les êtres humains de se soumettre. Et je n’arrêterais jamais.

3/Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas :

les 3 mousquetairesD’Artagnan est un jeune homme un peu simple mais fier et au caractère tumultueux. Il arrive tout droit de Gascogne sur un bidet avec l’espoir de devenir un mousquetaire à Paris. Il y découvre les bagarres et la camaraderie. Mais sa rencontre avec Milady, femme qu’il hait de toutes ses forces mais qui le fascine, va le jeter dans le monde tordu des intrigues de cour…

Un livre que j’aurais dû lire quand j’étais jeune mais que, hélas, je n’ai découvert que sur le tard. La plume du Dumas a tout changé. Son sens de la romance, ses combats épiques, ses descriptions simples mais juste et ses personnages dotés d’une vie, d’une force qu’on ne trouve nulle part ailleurs… J’étais dans ma phase auteurs classiques lorsque j’ai lu ce livre. Autant vous dire que Hugo (que j’adore pourtant), Balzac et Zola sont partis se rhabiller. Quand je veux un classique, je lis Dumas. Pas la peine d’alourdir sa plume avec un autre. Surtout qu’avec ses milliers de pages pondues, ses dizaines de sagas de capes et d’épées, on a le temps de voir venir !

Bref, je suis amoureuse de Dumas même si c’est un peu un gros macho. Moi, je suis dans le camp de Milady. D’Artagnan, c’est qu’un queuetard.

4/La mare au diable de Georges Sand :

la mare au diableGermain, paysan près de la trentaine et vivant sur les terres sauvages du Berry au 19ème siècle, doit se remarier après avoir perdu sa femme. Un mariage de convenance est arrangé avec une veuve d’un village voisin. Il s’y rend avec son fils et une toute jeune fille qui doit aller travailler dans une ferme voisine. Lors du voyage, ils se perdent dans le marais et un sentiment naît entre ces deux personnes que les convenances séparent…

Un autre auteur classique qui m’a beaucoup influencée et dont je conseille tous ses romans qualifiés de «Bergeries» : La Mare au diable (1846), François le Champi (1848), La Petite Fadette (1849), Les Maîtres sonneurs (1853). C’est du Shojo manga écrit au 19ème. Je ne déconne pas ! Vous devez le savoir mais Georges Sand est une femme qui se fait passer pour un homme. Une femme incroyable et révolutionnaire qui bousculait les conventions et qui se moquait bien qu’on méprise ses amours naïfs de Bergeries. Son imaginaire est fait de coton. C’est doux. C’est poignant. C’est adorable.

George Sand m’a appris à ne pas avoir honte d’être une femme et à écrire sur ce que j’aime.

5/Enquête dans le brouillard d’Elizabeth George :

enquête dans le brouillardLe révérend d’un petit village d’Angleterre découvre le corps décapité d’un de ses paroissiens. Près de lui se tient sa fille de 19 ans. Roberta a tué son père à coups de hache et a ensuite perdu la raison. Personne ne comprend son acte, est-elle réellement le coupable ? New Scotland Yard dépêche sur les lieux son meilleur inspecteur Thomas Lynley, accessoirement 8ème Comte d’Asherton, séduisant et riche. Comme sergent, on lui adjoint Barbara Havers, jeune, pauvre et laide, marquée par une famille brisée et qui déteste plus que tout les privilèges et ceux qui les incarnent. Ce duo explosif devra démêler une sordide histoire et plonger au plus profond de l’âme humaine…

J’ai découvert Elizabeth George à travers sa méthode d’écriture. Elle expliquait l’importance de travailler ses personnages et leurs problèmes psychologiques (elle a fait des études de psycho). Fascinée par sa méthode mais blasée de me faire spoilée ses romans dans ses exemples, j’ai décidé qu’il serait plus intelligent de la lire avant d’aller plus loin. Ah la vache ! Quelle claque ! Sa plume, simple mais évocatrice et ses personnages… Ils sont tellement vivants. Pendant que je vous parle Lynley se tient debout, à côté de moi, lisant un de mes écrits avec ses petites lunettes qu’il sort rarement et fronçant les sourcils. Il cherche les mots qui me permettront de progresser mais sans me vexer. Barbara, elle, fume, assise sur mon bureau et nez froncé, bougonnant qu’elle s’emmerde et que ce con de commissaire général lui a encore refusé sa promotion. Mais au fond, elle pense à sa mère qu’elle a abandonné dans une structure d’accueil… Parfois, ils surgissent tous deux devant moi. Je ne pourrais jamais les oublier. Ni aucun des personnages secondaires que cette auteure de génie m’a fait découvrir.

Elizabeth George a changé ma vision de l’écriture à jamais. Et mon dieu ! Lynley… il est hot.

C’est ici que s’achève La Plume à Papote. J’espère que vous avez apprécié et que ceci vous a donné envie de découvrir la plume de Ghaan Ima et suggéré de nouvelles idées de lectures.

N’hésitez pas à venir en discuter en commentaire. C’est toujours très important pour moi d’avoir vos avis et d’y répondre.

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