[Littérature] Sombres tropiques

Auteur : Moussa Doumbia

Genre : Roman de société

Parution : Octobre 2016

Edition : Editions Cédalion

Nombre de pages : 167 pages

Résumé :

sombres-tropiquesDans une ville ivoirienne, le père d’Abdul, 9 ans, est gravement malade. La médecine moderne, la médecine traditionnelle sont incapables de le soigner. 

Quelle est la cause de sa maladie? 

Fanta, la mère décide de lui raconter la vérité. 

Couverture :

On dit souvent que les parents sont les racines de la famille puisqu’ils ont les pieds sur terre et apprennent la vie à leurs enfants, fruit de leur amour. Je trouve cette couverture très imagée, très métaphorique et représentative de la famille, surtout du soutien qui est grandement présent dans celle d’Abdul.

Pourquoi ce livre ?

Ce livre est un service presse me venant des Editions Cédalion, maison d’édition partenaire. Je les remercie d’ailleurs pour leur confiance et leur patience. Ce livre n’est pas au premier abord le genre de lecture qui m’attire et pourtant j’ai accepté de bon cœur de le lire par curiosité mais aussi pour m’ouvrir à un genre de lecture nouveau.

Mon avis :

J’ai commencé cette lecture avec beaucoup d’appréhension puisque le résumé à lui seul nous plante le décor et nous annonce une histoire plutôt triste. Moi-même confrontée à la maladie par le biais d’un de mes proches j’avais peur de ne pas réussir à aller jusqu’au bout de ce livre et de l’abandonner en cours de route, dépassée par les émotions. Je me suis vite laissée emporter par l’état d’esprit de cette famille que je connais parfaitement bien que je n’ai pas le même âge que le jeune Abdul.

L’auteur de sa plume intense nous fait donc vivre cette dure épreuve de la maladie et de ses suites au travers du regard empli d’innocence de l’enfant. Ce dernier est doté d’une intelligence incroyable ! Il est fort curieux et l’auteur insiste avec habilité là dessus avec l’emploi récurrent de phrases posées et réfléchies auxquelles s’ajoutent de nombreuses questions. Toutefois certains mots de vocabulaire m’ont légèrement dérangé,mots trop « adultes » pour un enfant de neuf ans ce qui m’a parfois fait sortir du récit.

En revanche l’auteur a su me communiquer avec talent la douleur de cette famille qui pour autant reste soudée face à cette maladie. J’ai même été jusqu’à éprouver un attachement profond envers Abdul qui cherche tout simplement à savoir pourquoi son père se retrouve dans un tel état. J’ai admiré la force et le courage de Fanta, la mère qui malgré tout ce qu’elle endure reste auprès de son mari mourant et continue de faire vivre sa famille.

Pour finir, l’auteur nous en apprend aussi beaucoup sur la culture ivoirienne, un élément qui m’a beaucoup plu et a le mérite de nous plonger totalement dans le récit : les modes de vie, le quotidien, la religion…

En bref, c’est une lecture que j’ai apprécié en demi-teinte car elle est fort touchante, poignante et intéressante à découvrir. Mais je tiens cependant à souligner qu’on ne ressort pas indemne de cette histoire difficile et intense d’un point de vue emotionnel. Ne vous attendez pas à un conte de fée ni à une happy end… Par ailleurs j’apprécie de m’aventurer de temps en temps dans ce genre de récit pour enrichir mes connaissances et varier les genres de lecture. Il faut à mon sens savoir parfois sortir des sentiers battus pour faire d’intéressantes découvertes. C’est donc un livre que je recommande à tous les curieux désireux d’élargir leurs horizons littéraires et qui apprécient les lectures fortes en émotions.

Extrait :

[…] « A la lumière de tous ces faits, j’admirais encore plus efforts de maman.

Elle se décarcasse pour nous maintenir en vie.

Ce qui m’épate le plus en elle, c’est sa capacité d’adaptation exceptionnelle. Elle avait su descendre très vite de son nuage pour s’accoutumer à la nouvelle donne. Cette nouvelle donne qui lui avait imposé de remplacer papa dans l’entretien de la famille, chose à laquelle elle n’avait certainement jamais songé.

Rien n’est vraiment sûr dans cette vie terrestre. Heureusement, l’humain, s’il le veut, se familiarise à n’importe quelle situation. Maintenant pour se faire des sous, ma mère vend des légumes dans le plus des trois marchés que compte notre cité. Dès que l’horizon s’est assombri elle a réalisé très tôt que, désormais, c’était elle qui allait hériter des responsabilités de la famille. Elle s’est aussitôt trouvé un coin pour un petit commerce. Puis, elle a pris contact avec des femmes détentrices de jardins pour lui assurer les livraisons et les ravitaillements périodiques en marchandises. »[…]

Ce livre vous intéresse? Les Editions Cédalions offrent les frais de port ainsi qu’un marque-page en cadeau à toutes les personnes abonnées au blog Passion Cultur’All. Pour commander votre exemplaire, envoyez dès à présent un mail à: editionscedalion@gmail.com. 

N’hésitez pas par la suite à venir partager votre avis en commentaire. Je serai ravie de vous lire et vous répondre.

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