[4] Plume à Papote: 5 livres recommandés par Ludovic Metzker

Hello mes passionnés !

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Ludovic Metzker, auteur auto-édité inscrit à la lettre M de mon ABC Challenge. Je le remercie d’avoir accepté de jouer le jeu de La  Plume à Papote et j’espère de tout cœur que cela vous permettra de découvrir un peu plus son univers au travers de ses goûts littéraire. Ludovic est un auteur avec qui j’apprécie d’échanger régulièrement à tel point qu’il m’a accordé l’honneur de devenir une de ses bêta lectrices ! Je lui laisse donc la parole et vous laisse découvrir les 5 livres qu’il a choisi de vous recommander.

Bonne lecture à tous !

1/Un sac de billes de Joseph Joffo

Résumé:

un-sac-de-billesParis en 1941 n’est plus la capitale d’une terre d’asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies «Liberté, Egalité, Fraternité.»
Paris est une ville occupée où l’ennemi nazi impose ses lois d’exception et le port de l’étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère en a donc cousu une au revers du veston de Maurice et de Joseph avant leur départ pour l’école.
Le résultat est immédiat, le racisme des gamins se déchaîne et les deux Joffo rentrent qui avec l’oreille en chou-fleur, qui avec l’œil poché et le genou meurtri. Oh ! en compensation, il y a bien eu le troc proposé par Zérati, le copain de Jo, l’étoile jaune contre un sac de billes, mais leur père a compris: il faut fuir. Maurice, douze ans, et Joseph, dix ans, doivent rejoindre leurs frères Henri et Albert déjà installés à Menton. Ils auront à franchir la ligne de démarcation, près de Dax, sans papiers. Les parents suivront plus tard. Et la course vers la liberté commence. Elle les conduit à Menton, puis à Nice et son terrible hôtel Excelsior d’où, sauvés de justesse, ils s’en iront pour retrouver leur sœur Rosette près de Montluçon ; ensuite, ce sera Aix-les-Bains et «R.» Cela, c’est l’itinéraire.
Le reste, l’important, c’est ce que raconte Joseph Joffo : les péripéties de l’odyssée des deux frères dans la France occupée de 1941 à 1944 – et le ton dont il rapporte ces choses vues et vécues : spontané, vif, ponctué d’éclairs d’humour en dépit de l’angoisse omniprésente – un merveilleux récit, un poignant témoignage.

Commentaire de Ludovic:

Mon tout premier livre offert par mon frère. Issu d’une famille juive marocaine et polonaise, je n’avais aucune connaissance de la Seconde Guerre mondiale et mon grand-père paternel ayant quitté la France lors de ma naissance, je n’avais que pour seul repère mes grands-parents du Maroc. Eux avaient souffert de cette guerre de manière différente. Il me fallait une sorte de témoin afin que je puisse, un jour, comprendre pourquoi le père de mon père gardait sur son avant-bras ce fameux matricule : pour ne jamais oublier, m’a-t-il dit un jour lors d’un voyage en Israël. Un livre sert de témoin et d’héritage et devrait être transmissible, tel un trésor.

2/Le journal d’Anne Franck

le-journl-danne-franck

Résumé:

Anne Frank est une jeune fille juive qui pendant la Seconde Guerre mondiale a dû entrer dans la clandestinité afin d’échapper aux nazis. Peu avant d’entrer dans la clandestinité, Anne reçoit pour son anniversaire un cahier dans lequel elle tiendra son journal. Elle se met aussitôt à écrire, elle parle non seulement des événements qui se déroulent dans l’Annexe mais aussi beaucoup d’elle-même.

Commentaire de Ludovic:

Qui dit culture juive à rattraper, dit forcément un passage obligé sur ce sublime livre. Avec celui-ci, j’ai découvert l’importance qu’un livre pouvait avoir au niveau du ressenti émotionnel, mais c’est surtout à New York, au Mémorial de la Shoah, que j’ai compris l’importance de celui-ci lorsque j’ai découvert la cachette de cette petite fille… Le livre m’est revenu en tête et l’émotion bien plus percutante. On imagine un personnage, fictif ou réel puis on a ce frisson qui nous parcours le corps.

3/Le comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas

Résumé:

le-comte-de-monte-cristoAu Panthéon des marins naufragés, Edmond Dantès occupe sans conteste une place à part. Victime d’une dénonciation calomnieuse alors qu’il allait épouser la belle Mercédès, le malheureux – à l’aube de sa vie – est enfermé pour 14 ans dans un sinistre cachot du château d’If en rade de Marseille. Son salut viendra de l’abbé Faria, un autre prisonnier avec lequel il entretient une amitié clandestine des années durant. Celui-ci lui transmet sa vaste culture et à sa mort, un trésor caché.

Dantès fuit alors et ce faisant échappe de peu à la noyade. Il est dit mort et, après s’être assuré le trésor caché dans l’île de Monte-Cristo, il renaît sous une nouvelle identité, celle du comte de Monte-Cristo. Doté d’un immense fortune, d’une puissance sans limite et d’une intelligence supérieure, Monte-Cristo se consacre à sa vengeance, en utilisant notamment toutes sortes de fausses identités et de déguisements.

Egalement à l’aise dans la société des bandits italiens ou des contrebandiers corses que dans celle de l’aristocratie parisienne qu’il éblouit, notre héros retrouve les dénonciateurs d’Edmond Dantès, qui ont tous réalisé une progression fulgurante dans la société, et les perd par où ils ont pêché : jouant sur leurs désirs de pouvoir, de fortune amoureuse et financière, il exhume leurs méfaits passés et leur tend des pièges complexes auxquels ils sont bien incapables d’échapper. A l’inverse, il rétribue tout aussi généreusement ceux qui furent fidèles au jeune marin et à son vieux père sans ressources.

La vengeance cependant a un goût amer… Victorieux de ses ennemis, Monte-Cristo est assailli par le doute. En s’autoproclamant  instrument de la justice divine, ne l’a-t-il pas en fait usurpée ? Grave crise morale au dénouement politiquement incorrect. Tel un phénix encore, Monte-Cristo triomphe de son sentiment de culpabilité et  réapprend l’amour en compagnie d’une nouvelle femme, Haydée. Exit à jamais, cette fois, Dantès et Mercédès.

Commentaire de Ludovic:

Il y a des livres qui nous marquent à vie et il y a ceux qui font partie de nous parce qu’ils coulent dans nos veines. Edmond Dantes restera à jamais mon personnage préféré de par cette terrible tragédie, mais aussi, parce qu’à lui tout seul, il incarne ces mots à la perfection : « Attendre et espérer ! ». Attendre et espérer que SA femme lui revienne. Attendre et espérer pouvoir se venger de manière réfléchie. Avec le comte de Monte Cristo, j’ai compris qu’il était possible de raconter non pas une histoire, mais une vie complète, de l’enfance du héros jusqu’à sa vieillesse et laisser le lecteur une fin qui serait merveilleuse.

4/La saga du roi Arthur de Bernard Cornwel

Résumé du tome 1:

le roi arthur.jpgAu Ve siècle de notre ère, les ténèbres se sont abattues sur les îles Britanniques, désertées par les Romains, assaillies par les féroces Saxons, et où le christianisme est en lutte perpétuelle avec les vieux dieux païens. Face à tous les périls nouveaux, les vieux royaumes bretons ne tiennent encore que grâce à l’unité fragile imposée par leur Roi des Rois, Uther Pendragon.
Mais les forces de celui-ci déclinent, sa vie touche à sa fin, et son héritier n’est qu’un enfant, né par une sombre nuit d’hiver.

Seul un homme peut tenir le rôle crucial naguère joué par Uther Pendragon : Arthur, son fils illégitime, qu’il avait rejeté et exilé. Génial chef de guerre et homme d’Etat né, entouré de partisans fidèles jusqu’à la mort, Arthur reviendra donc sauver son peuple menacé et s’efforcer, au prix d’âpres combats et d’héroïques efforts, d’apporter la paix au royaume de ses pères.

Commentaire de Ludovic:

Le roi Arthur est le symbole de la justice toutefois, Bernard Cornwell nous raconte une histoire bien différente de toutes celles que nous connaissons sur les Chevaliers de la Table-Ronde. Tout comme le comte de Monte-Cristo, ce livre m’a permis de voyager à travers des contrées oubliées au temps de la magie et des chevaliers, mais aussi des premiers pas du christianisme sur les terres d’Albion tout en nous parlant du culte de Mithra et des Anciens Dieux. C’est grâce à ce livre que j’ai osé raconter plusieurs histoires dans l’Histoire tout en prenant le risque de m’approprier certaines légendes bibliques. Le plus important, ce n’est pas forcément l’histoire, mais la manière de la raconter !

5/Le Prophète de Khalil Gibran

Résumé:

le-propheteUne langue limpide, des images évocatrices et forte : à travers l’enseignement d’Al-Mustafa se dessinent quelques-uns des trésors de l’expérience humaine. Rien n’échappe à la leçon du Sage : amour, joie, liberté, douleur, connaissance de soi, beauté, couple, passion, mort… La vie la plus intime, comme les problèmes les plus quotidien. Hymne à la vie et à l’épanouissement de soi, Le Prophète s’impose désormais comme l’un des textes cultes du XXème siècle.

Commentaire de Ludovic:

À lire avec gourmandise et un thé à la menthe. De la douceur dans les mots, de la profondeur dans le texte et de la simplicité dans la narration. De par mon manque de « vocabulaire », je jalousais certains auteurs et je ne voulais pas me lancer dans l’écriture de peur de paraître ridicule. Je peux dire merci au Prophète de m’avoir guidé dans le sens où ce n’est pas le vocabulaire utilisé qui donne du souffle à un texte, mais le comportement à avoir avec les mots. Et comme le disait Boris Vian : « Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? » ! Que ce soit au sujet de l’Amour, de la prière, du travail, de la souffrance ou de l’amitié, le Prophète nous guide à travers ses paroles. Il a servi d’inspiration à Paolo Coelho alors, pourquoi pas moi ?

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